Bonjour ! 

Pour des raisons techniques, le réseau APLN qui héberge ce blog

va très prochainement cesser de fonctionner.

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Merci pour vos commentaires et vos visites,

malgré mes absences ces derniers temps.

A bientôt, j’espère !

AG

Publié dans Sur un banc | 6 commentaires

Face à la mer (A&A et Cie n°88)

La plateforme APLN qui supporte ce blog va très prochainement cesser se activités. Si vous le souhaitez, vous pourrez retrouver « Au rêve bleu » à l’adresse suivante :       Clic !

A bientôt !


photo Alain Ménez

Il n’attendait personne,

Personne n’est venu,

Que l’onde qui moutonne

A l’horizon diffus.

On dirait un visage.

De ce grand livre ouvert,

Il feuillette les pages,

Il écoute, et la mer

Qui lui parle en silence

Au rythme régulier

Du flot qui se balance

Le laisse émerveillé !

L’homme est là qui s’étonne

Face à l’Inattendu.

Il n’attendait personne,

C’est Lui qui est venu !

*

Quand on n’attend personne,

On n’est jamais déçu.

AG

Je vous invite à lire, inspirée par la même image,

la fable d’Alain Ménez à la date de parution sur le blog : 

Le blog de Petitalan

http://petitalan-photodujour.over-blog.com/

et celle d’Océanique sur le blog :

Océanique

Publié dans A & A et Cie | 24 commentaires

La grue voyageuse

Un jour sur ses grands pieds, quittant sa condition,

Dame Grue entreprit de partir en voyage.

Elle avait ouï parler des grandes migrations

De ses sœurs emplumées, or bien que son image

De fort loin ressemblât à ces cendrés oiseaux,

Elle affirmait être de la même famille,

Et tout contradicteur elle prenait de haut !

*

On avait bien graissé ses roulements à billes,

Sa peinture était fraîche et ses boulons serrés,

Aussi ce matin-là s’élança-t-elle heureuse

Sur les routes bien avant le soleil levé.

Adieu pesants fardeaux, manœuvres périlleuses

Auxquels depuis toujours, sans jamais un merci,

Pour se bâtir maison, l’homme l’avait soumise !

Elle allait enfin pouvoir vivre sans soucis,

Couler des jours heureux en sa terre promise !

*

Bien que fort étonnés, les gens la saluaient.

En réponse, la grue en inclinant sa flèche,

A chacun des passants gentiment répondait.

Elle n’aurait souffert qu’on la dise pimbêche !

*

Aujourd’hui, nul ne sait où la guident ses pas.

Certains l’ont aperçue en chemin vers l’Afrique,

D’autres, mais c’est moins sûr, traversant la pampa.

La rumeur est souvent quelque peu chimérique !

*

Si d’aventure un jour vous la voyez passer,

Souhaitez-lui le bonjour. Si vous le voulez même,

Car de rimes et vers, friande je la sais,

Vous pourrez, c ‘est gratuit, lui donner mon poème !

AG

Merci à Océanique pour la photo

Publié dans Humour | 23 commentaires

La colère du coq (A & A & Cie n° 87)

 

photo Alain Ménez

« Oui je chante. Et alors ? Ici, c’est la campagne !

Elle a ses voix, monsieur : l’heure sonne au clocher.

Les clarines des vaches au flanc des montagnes

Tintinnabulent clair dans l’air pur et léger.

Quelque puissant tracteur ronronne dans la plaine.

Peu accueillant, ce chien jappe après les passants.

Ici, un filet d’eau gazouille à la fontaine,

Là, c’est maître corbeau qui passe en croassant…

*

Ce sont nos bruits, monsieur. Ils en valent bien d’autres !

Si par urbanité, je ne dis rien des vôtres,

Ce n’est pas sans songer à toutes ces autos

Plus envahissantes que mon cocorico !« 

*

Ainsi parlait un coq au monsieur de la ville,

Venu, des sons ruraux, se plaindre à un édile.*

*

Sur ce thème, on pourrait discourir bien longtemps.

A chaque endroit son charme… et ses désagréments !

AG

*D’après une histoire vraie

Je vous invite à lire, inspirée par la même image,

la fable d’Alain Ménez à la date de parution sur le blog : 

Le blog de Petitalan

et celle d’Océanique sur le blog :

Océanique

Publié dans A & A et Cie | 17 commentaires

Le dîner des chevaux (A & A et Cie n°86)

photo YG

Un cheval de fer, deux chevaux de bois,

S’en allaient un soir dîner tous les trois

Dans un restaurant, vous n’allez me croire,

Des plus étoilés sur les bords de Loire.

***

On les installe fort courtoisement

Sur une terrasse à l’abri du vent,

Mais lorsque soudain s’invite la pluie,

Le premier se lève, aux autres s’écrie :

-Rentrons mes amis vite à l’intérieur !

Plus que tout, j’ai ce liquide en horreur.

C’est bon pour les lumas et les grenouilles.

Une goutte d’eau, c’en est fait, je rouille !

-Venez, chers clients, approchez du feu,

Leur dit l’aubergiste, vous serez mieux !

Mais les deux en bois à leur tour protestent :

-Nous redoutons le feu comme la peste !

Voulez-vous nous transformer en charbon

Pour cuire vos poulardes et chapons ?

Lorsque je quittai la table voisine,

Le débat durait comme on l’imagine.

Il se faisait tard, je m’en suis allé,

Aussi la fin ne puis-je vous narrer.

.

Depuis, l’aubergiste clame à la ronde :

-Ah ! qu’il est dur de plaire à tout le monde !

AG

Je vous invite à lire, inspirée par la même image,

la fable d’Alain Ménez à la date de parution sur le blog : 

Le blog de Petitalan

et celle d’Océanique sur le blog :

Océanique

Publié dans A & A et Cie | 28 commentaires